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L'uranium qui emprisonne
Publié le 03/08/2009 12:53 dans Libérez G. MISABIKO - Ajouter un commentaire

L'uranium qui emprisonne


Fin juillet, Golden Misabuko a été arrêté dans la torpeur de l'été et peu de médias français ont relayé l'information. Mais qui peut bien s'intéresser à ce président d'une ONG de défense des droits de l'Homme sévissant en République Démocratique du Congo? Golden Misabuko a été arrêté à Lubumbashi après la publication d'un rapport dénonçant l'exploitation illégale d'une mine d'uranium au Katanga, une province du sud-est du pays. Golden Misabiko préside l'Association africaine de défense des droits de l'Homme (Asadho) au Katanga. Dans un rapport récent, son ONG dénonçait "le rôle joué par certaines institutions étatiques" dans l'exploitation de la mine de Shinkolobwe. Depuis 2004 cette mine est interdite à l'exploitation (pour l'uranium mais pas pour le cobalt).


Pour ceux qui adorent farfouiller dans les poubelles nucléaires, les mines d'uranium et les bombes qui ont fait l'Histoire, Shinkolobwe fait tilt. C'est LA mine, celle où l'exploitation uranifère démarre. Une sorte de point G de la bombe. En effet, ici, dans les années 30, fut extrait l'uranium qui permit aux États-Unis de construire la bombe atomique lancée sur Hiroshima (celle lancée sur Nagasaki était à base du plutonium produit à Hanford (USA) à partir de l'uranium zaïrois). Edgar Sengier, alors directeur de l'union minière du Haut Katanga avait eu l'intuition que l'uranium allait devenir une ressource importance sur l'échiquier mondial. En 1939, il livre donc 1 200 tonnes de minerai à New York, mais ne les vend que quelques années plus tard, dans le cadre du projet Manhattan.


La mine est officiellement fermée, à la suite notamment d'un éboulement ayant causé la mort de 8 personnes, le 8 juillet 2004. A l'époque, une mission de l'ONU avait constaté "des risques importants liés à de possibles éboulements ainsi qu'à une potentielle exposition chronique à la radioactivité ionisante", selon le rapport de l'Adasho. Un auteur américain, Tom Zoellner, a commis un livre passionnant sur la mine, l'uranium, la vie (Uranium, la biographie, éditions du Seuil) qui se lit comme un polar.


Revenons en RDC. Le document de l'Asadho citait notamment les services "de renseignements militaires, le parquet militaire, la police des mines et des hydrocarbures" et certaines autorités locales. D'après l'Asadho, cette mine pourrait être à nouveau exploitée par le groupe nucléaire français Areva, dans le cadre d'un accord signé en mars par sa présidente, Anne Lauvergeon, avec le ministre congolais des Mines, portant sur la recherche et l'exploitation de futures mines d'uranium sur tout le territoire de l'ancien Zaïre.


Source : environnement.blogs.liberation.fr  


 

lemonde.fr
Publié le 03/08/2009 11:41 dans Article de presse - Ajouter un commentaire


"museler" ONG et médias entrave la lutte contre l'impunité


















Human rights watch (HRW) a estimé vendredi que le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) entravait ses propres efforts dans la lutte contre l'impunité en muselant des ONG et des médias, notamment Radio France Internationale (RFI).

 


Dans une lettre au Premier ministre Adolphe Muzito et transmise à l'AFP, HRW affirme que "dénoncer des organisations de défense des droits humains (...), museler des organes de presse tels que RFI et arrêter de façon arbitraire des militants des droits humains" entravent les efforts de Kinshasa dans sa lutte contre l'impunité.











"Nous vous exhortons à faire intégralement appliquer les lois nationales et internationales qui garantissent la liberté d'expression, la liberté de la presse et la protection des défenseurs des droits humains", écrit l'ONG dont le siège est basé à New York.


HRW fait allusion à l'interruption depuis une semaine des émissions de RFI, très suivie et écoutée en Afrique francophone.


Lors d'une conférence de presse mardi, le porte-parole du gouvernement et ministre de la Communication, Lambert Mende, a accusé la radio de développer "une campagne systématique de démoralisation des forces armées de la RDC" en dépit de "plusieurs avertissements".


L'ONG cite également la détention depuis le 23 juillet de Golden Misabiko, président de l'Association africaine de défense des droits de l'Homme (Asadho) au Katanga (sud-est), une ONG locale, après la publication d'un rapport dénonçant l'exploitation illégale d'une mine d'uranium, dans cette riche région de l'ex-Zaïre.


Selon HRW, les progrès du gouvernement congolais en matière de lutte contre l'impunité "sont affaiblis par (ces) attaques publiques", qualifiant d'"injustes et fausses" les accusations de M. Mende selon lesquelles "ses rapports sont rédigés pour des motifs +politiques et financiers+".


"Les élections seules ne suffisent pas à apporter la démocratie. Les acteurs congolais et internationaux doivent travailler ensemble à l'établissement d'un système judiciaire indépendant, d'un parlement dynamique et d'une presse libre", a estimé l'ONG.


Les prochaines élections présidentielles, dont les préparatifs sont en cours, sont prévues en 2011.




Source : www.lemonde.fr 


 

Lettre ouverte des ONG de la RDC à Joseph Kabila
Publié le 03/08/2009 10:48 dans Libérez G. MISABIKO - 1 commentaire - Ajouter un commentaire


    LETTRE OUVERTE AU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DEMOCRATIQUE DU CONGO




    DEMANDANT LA LIBERATION DE MONSIEUR GOLDEN MISABIKO




    Kinshasa, Lubumbashi, le 03 aout 2009 




    Au Président de la République Démocratique du Congo (RDC)




    Son Excellence Monsieur Joseph Kabila Kabange




    Mont Ngaliema, Kinshasa. 




    Monsieur le Président,




    Nous, organisations non gouvernementales (ONG) de promotion et défense des droits humains de toutes les provinces de la RDC, signataires de la présente lettre ouverte, sollicitons votre intervention auprès des instances politiques congolaises ; afin d’obtenir la libération de Monsieur Golden Misabiko, President de l’ONG Association africaine de défense des Droits humains, section du Katanga (ASADHO/Katanga). Subséquemment, nous vous demandons de faire cesser toute interférence du pouvoir exécutif dans l’administration de la justice dans le cas qui nous préoccupe et assurer pleine protection des défenseurs des droits humains tant nationaux qu’étrangers œuvrant dans notre pays.




    M. Misabiko est détenu au cachot du parquet près le Tribunal de Grande Instance de Lubumbashi depuis le samedi 25 juillet 2009 après avoir passé un jour à l’Agence nationale de renseignement (ANR), sur instruction du ministre de l’intérieur du gouvernement provincial du Katanga, Monsieur Dikanga Kazadi. Il lui est reproché d’avoir autorisé son ONG de publier, en date du 13 juillet 2009, le rapport intitulé «Mine uranifère de Shinkolobwe: de l’exploitation illicite artisanale à l’accord entre la RD Congo et le groupe nucléaire français AREVA’’.




    Le rapport de l’ASADHO/Katanga dénonce deux faits majeurs : (i) la continuation de l’exploitation artisanale des minerais de cuivre et de cobalt riche en matière radioactive. ASADHO/Katanga estime que cette exploitation pose des sérieux problèmes de santé publique a la population du sud-Katanga ; et (ii) le contrat signé par le gouvernement de la RDC avec le groupe français AREVA dont le contenu reste secret, au moment où la commission gouvernementale de revisitation des contrats miniers prône la transparence en publiant tous les contrats miniers, objets de la revisitation. L’inquiétude sur l’opacité de ce contrat est accentuée par la réputation de manque de considération pour les droits humains dont fait l’objet l’entreprise française au Gabon et au Niger.




    Les faits remontent au 22 juillet 2009, quand le ministre de l’intérieur du gouvernement provincial, M. Dikanga Kazadi avait animé une conférence de presse démentant le contenu dudit rapport et sur son instruction, l’ANR avait arrêté et mis en détention M. Misabiko du 24 au 25 juillet, jour qu’elle l’avait transféré au parquet près le Tribunal de Grande Instance de Lubumbashi. Le 28 juillet, M. Lambert Mende Omalanga, ministre de l’information et         porte-parole du gouvernement central met à charge de M. Misabiko, à travers la presse nationale, la déclaration selon laquelle la RDC vendrait de l’uranium à la Corée du Nord et à l’Iran, faits qui ne sont ni dans le rapport de l’ASADHO/Katanga ni nulle part ailleurs ; et il annonce à la même occasion que « M. Misabiko sera jugé pour diffamation du gouvernement ».




    Excellence Monsieur le President, notre inquiétude est grandissante, car au cours de la même conférence de presse du 28 juillet, M. Mende liait le rapport de l’ASADHO/Katanga à ceux de trois autres ONG internationales partenaires (Global Witness, Fédération Internationale des Droits Humains et Human Rights Watch). Dans son adresse a la presse, M. Mende accusait de faire des « appels au lynchage du gouvernement de la RDC », et « vouloir montrer, contra factum, que l'Etat congolais est un «failed state » (Etat failli), afin de justifier le projet de balkanisation du pays ».




    Les organisations de défense des droits humains, signataires de la présente lettre ouverte, considèrent que les déclarations du porte-parole du gouvernement de la RDC ne se basent pas sur les rapports incriminés. Elles se disent solidaires à la cause de l’ASADHO/Katanga et affirment leur engagement à promouvoir et protéger les droits humains avec tous les partenaires qu’ils soient privés ou des institutions publiques. C’est dans le cadre de ce partenariat que les ONG signataires recourent à votre autorité, afin que vous usiez des pouvoirs dont vous êtes revêtus constitutionnellement pour obtenir la libération de M. Golden Misabiko, et assurer sa protection ainsi que celle de tous les défenseurs des droits humains œuvrant en RDC.




    Veuillez agréer, Excellence Monsieur le President, notre considération distinguée.




    Signée en ordre alphabétique par :




  1. ACADHOSHA - Action des Chrétiens Activistes des Droits de l’Homme, Shabunda

  2. ACAP, Association chrétienne d’assistance aux prisonniers, Lubumbashi

  3. ACAT, Action des Chrétiens pour L'abolition De La Torture/Mbuji-Mayi

  4. ACET, Aids Care Education Training, Kinshasa

  5. ACIDH, Action contre l’impunité pour les Droits Humains, Lubumbashi

  6. ACPROD-BATWA - Action Communautaire pour la Promotion des Défavorisés – Batwa

  7. ADDH, Association pour la défense des droits, Lubumbashi

  8. ADEF, Avocats pour les Droits des Femmes et des Enfants défavorisés, Mbandaka

  9. ADEV, Actions pour le Développement et la Vie, Bas-Congo

  10. ADIF - Alliance pour le développement intégral de la femme, Lubumbashi

  11. ADIF MANIEMA

  12. ADIFE, Action pour le développement intégral de la femme, Kinshasa

  13. AEMAPRI - Association des Exploitants Miniers Artisanaux pour la Pacification et Reconstruction de l’Ituri, Bunia

  14. AFC - Action féminine chrétienne, Kinshasa

  15. AFOMOKIS, Kisangani

  16. AFPDC, Action Féminine pour la Paix et le Développement Communautaire, Kananga

  17. AFVED, Association Famille de Vie et d'Espoir pour le Développement, Kinshasa

  18. AGPSP, Actions Globales pour la Promotion Sociale et la Paix

  19. AJCDI,  Association des Jeunes Chrétiens pour le Développement Intégral, Kinshasa

  20. AJDEF, Association des Juristes pour les Droits des Enfants et des Femmes, Kinshasa

  21. AJDS/Goma

  22. AJFMA - Association des jeunes femmes du Maniema, Kindu

  23. AJPDH, Association des Journalistes pour les Droits humains, Kinshasa

  24. AJPR - Action pour la Justice, la Paix et la Réconciliation

  25. AM - Association Mwanga

  26. AMAPOGU - Association pour la promotion de Gungu, Gungu/Ituri

  27. Ambassade Chrétien pour la Paix, Bas-Congo

  28. Amis de la prison, Mbuji-Mayi

  29. ANMDH, Amis de Nelson Mandela pour les Droits humains, Kinshasa

  30. APANIVIP, Action de Promotion et d'Assistance pour l'Amélioration du Niveau des Vies des Populations

  31. APDFE, Action pour la Protection des Droits de la Femme et de l'Enfant

  32. APEE, Actions pour la Protection et l'Encadrement de l'Enfant

  33. APEMA, Action Pour La Promotion De l'Education Des Masses Par l'Audiovisuel

  34. APRODEF - Association de développement des initiatives féminines

  35. APROHU - Association pour la Promotion Humaine

  36. Artiste en danger, Kinshasa

  37. ASADHO, Association africaine de défense des droits humains, Kinshasa,

  38. ASADHO/Katanga, Association Africaine des Droits de l’Homme, Lubumbashi

  39. ASADHO/Sud Kivu, Association Africaine des Droits de l’Homme, Sud Kivu

  40. ASPD, Action Sociale pour la Paix et le Développement

  41. Association congolaise de lutte contre l’épuration ethnique et protection de la minorité Kinshasa

  42. Association pour l’encadrement-la promotion et le développement de la femme et de l’enfant, Kinshasa

  43. Association Culturelle troupe des Atlantes,  Kinshasa

  44. ASVOCO, Association des Volontaires du Congo

  45. AVEMA - Association des Volontaires pour la promotion et la protection de l'environnement et du tourisme

  46. AVRA, Association pour les Victimes de la Répression en Afrique, Kindu

  47. Blessed Aid

  48. CADHO, Centre Chrétien d'Actions aux Droits de l'Homme

  49. CADI, Centre d’action pour le développement Intégral, Muanda Bas Congo

  50. CAFED, Collectif des Associations des Femmes Pour le Développement

  51. CAGL, Centre d’Appui à la Gouvernance Locale

  52. CAMV, Centre d’Accompagnement des Autochtones pygmées et Minoritaires Vulnérables, Sud-Kivu

  53. Cause commune, Kinshasa

  54. Cause Rurale, Bandundu

  55. CCT, Kinshasa

  56. CDF, Centre pour le developpement de la femme, Lubumbashi

  57. CDH, Centre des droits humains et droit international humanitaire, Lubumbashi

  58. CDJP, Commission Justice Et Paix, Bukavu

  59. CE.R.A.C, Cercles de Réflexion et d'action pour le    changement,   Province Orientale

  60. CEADI, Centre d'Encadrement des Actions pour le Développement Intégré,

  61. CEDER, Centre de Développement Rural, Bas-Congo

  62. CEDI, Centre d’Etudes pour le Développement Intégré, Mbuji-Mayi

  63. CEFIDE, Centre de Formation Intégrale et Développement, Mbuji Mayi

  64. CEFOP, Centre d'études et de formation populaire, Mbuji-Mayi

  65. CEJA, Centre d’Etudes Juridiques Appliquées, Butembo

  66. CEJF, Centre d'Ecoute de a Jeune Fille

  67. CENADEP, Centre National d’Appui au Développement et à la participation Populaire

  68. Centre Olame, Bukavu

  69. CEPECO, Centre pour la Promotion et l’Education des Communautés de Base, Matadi

  70. CEPROSCAP, Centre pour la Promotion Sanitaire, Civique et Agropastorale, Kananga

  71. CEPROSSAN, Le Centre de Promotion Socio Sanitaire

  72. CERDF, Centre d’éducation et de recherche pour les droits des femmes, Kisanogani

  73. CERK - Comité d'Enfant de la Rue de Kikwit

  74. Chef coutumier Kaponda, Kipushi

  75. CIPJ BASAMBI  de Mbuji mayi

  76. CJP, Commission Justice et Paix, Kinshasa

  77. CJP, Commission justice et paix/ Kimbanguiste, Lubumbashi

  78. CJP/Catholique, Commission Justice et Paix, Lubumbashi

  79. CJT, Coalition pour la justice transitionnelle

  80. CNEE, Conseil National d’Ethique et Elections, Kinshasa

  81. CNONGD, Conseil National des Organisation Non Gouvernementales, Kinshasa

  82. CODESCI, Collectif des ONG pour le développement socioculturel intégral, Mbuji-Mayi

  83. CODOVEMA - Conseil de défense des droits des orphelins et des veuves

  84. COFERD, Collectif des femmes rurales pour le développement, Kikwit

  85. COJESCO, Commission pour la gestion des conflits, Lu

  86. COJESKI Kinshasa, Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires au Congo

  87. COJESKI Nord, Kivu, Collectif des Organisations des Jeunes Solidaires au Congo

  88. Collectif des avocats du barreau de Lubumbashi, Lubumbashi

  89. Confor (Acoe), Conférence des formations, Kinshasa

  90. Coordination Société civile du Maniema, Kindu

  91. COSCCET, Comité de Suivi pour la Contribution des Communautés et Eglises à la Transformation Humaine, Lubumbashi

  92. COSSEP, Conseil Syndical des Services Publiques, Kinshasa

  93. COVER-CONGO - Collectif des Volontaires Engagés pour la Renaissance du Congo

  94. CPA, Christians for peace in Africa RDC Kinshasa

  95. CPA, Club De La Presse Association

  96. CPDH-PHRC Centre pour la Paix et les Droits de l'Homme - Peace and Human Rights Center

  97. CPVI, Centre pour la Promotion et la Vulgarisation de l'Informatique au Congo

  98. CRAFOD, Centre Régional de Formation et de Développement, Bas-Congo

  99. CRAIP/COGESCO, Centre des Recherches d’Appui aux Initiatives de Paix, Lubumbashi

  100. CREDDHO, Centre de Recherche sur l'Environnement, la Démocratie et les Droits de l'Homme, Goma

  101. CRONGD, Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementale de Développement, Katanga

  102. CRONGD, Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementale de Développement, Maniema

  103. CRONGD, Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementale de Développement, Kasaï-Oriental

  104. CRONGD, Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementale de Développement, Kasai-occidental

  105. CRONGD, Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementale de Développement, Bandundu

  106. CRONGD, Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementale de Développement, Bas-Congo

  107. CRONGD, Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementale de Développement, Province Orientale

  108. CRONGD, Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementale de Développement, Nord-Kivu

  109. CRONGD, Conseil Régional des Organisations Non Gouvernementale de Développement, Sud-Kivu

  110. DFDD, Dynamique de la Femme pour la Défense de ses Droits, Kinshasa

  111. DYSOCIV Dynamique de la Société Civile Congolaise, Kinshasa

  112. ECJ, Equipe de Cadres des Jeunes, Kinshasa

  113. EFIM, Encadrement des Femmes Indigènes et des Femmes Vulnérables

  114. EPT, Espoir Pour Tous

  115. ERND Institut - Environnement, Ressources Naturelles et Développement,

  116. Essaim, Bunia

  117. Eveil de la Femme, Kinshasa

  118. FADIC - Femme en action pour le développement Intégré au Congo

  119. FAEMR - Foyer d’Assistance aux Enfants en Milieu Rural

  120. FDBG,  Forum pour la démocratie et la bonne gouvernance, Kinshasa

  121. Fédération nationale des Consommateurs, Boma -Matadi -Mbanza Ngungu

  122. FJCD, Forum  de  la  Jeunesse  Consciente  pour  le  Développement, Kinshasa

  123. FOMASI, Forum pour les masses silencieuses, Kisangani

  124. Fondation Mere et Enfant

  125. FORCAP, Kindu

  126. FORFEM, Forum des Femmes Ménagères, Kinshasa

  127. FOSYCO, Forces Syndicales du Congo, Kinshasa

  128. FUJP, Fédération unies de la Jeunesse Protestante, Kinshasa

  129. GADHOP, Groupe d’Associations de Défense des Droits de l’Homme et de la Paix, Butembo Nord Kivu

  130. GAERN, Groupe d’Appui aux Exploitants des Ressources Naturelles, Mbuji-Mayi

  131. GANVE, Groupe d’action non violence évangélique, Lubumbashi

  132. GEAD, Groupe d'Etudes Et d'Actions Pour Un Développement Bien Défini,

  133. Groupe AMOS, Kinshasa

  134. Groupe Jérémie, Kinshasa

  135. Groupe Justice et Libération, Kisangani

  136. Groupe Lotus, Kisangani

  137. Groupe LUFALANGA, Kisangani

  138. HBM, Haki Za Binadamu-Maniema, kindu

  139. HDH, humanité et droits humains, Lubumbashi

  140. HDW, Human Dignity in the World

  141. HJ, Héritiers de la Justice, Bukavu

  142. ICJP, Initiative congolaise pour la justice et la paix, Bukavu

  143. IFED, Initiative Femme Enfant et Développement

  144. IFEM, Initiative des Femmes, Jeunesse du Monde

  145. Interaction, Bas-Congo

  146. JED, Journaliste en Danger, Kinshasa

  147. Jeunesse Active pour le Développement Intégré et lutte contre le VIH/SIDA « JADISIDA » Matadi

  148. Jeunesse avertie, Kinshasa

  149. JURAC, Juristes en Action,  Bas Congo

  150. Justice Plus, Bunia

  151. Kerculki, .Kermesse culturelle de Kikombo , Kikwit à Bandundu

  152. KM - Kindu Maendelo, Kindu

  153. Le savoir, Kinshasa

  154. LE, Ligue des Electeurs, Kinshasa

  155. LFM, Ligue des femmes de Maniema

  156. LIDEPROV/LDH, Ligue Congolaise pour la Défense, la Promotion et la Vulgarisation des lois et des Droits Humains en Milieu Rural,

  157. LJCAP, Ligue de jeunes africains pour la paix, Kinshasa

  158. Maison Anuarite, Lubumbashi

  159. MALI - Maniema Libertés, Kindu

  160. MIDIBAM, Midimu ya Bamamu, Mbuji-Mayi

  161. MRD, Mouvement pour les droits humains et la réconciliation, Lubumbashi

  162. Muyumba Mayila, citoyen de Lubumbashi

  163. NDS, Nouvelle Dynamique syndicale, Lubumbashi

  164. NSCC,  Nouvelle Société civile congolaise, Kinshasa

  165. OCDH, Observatoire des Droits de l’Homme, Kinshasa

  166. OCEAN, Organisation pour la Conservation de l’écologie et des amis de la nature, Kisangani

  167. OCET - Œuvre Communautaire pour l’Education pour Tous,

  168. OCICO, Organisation des Cinéastes Congolais, Kinshasa

  169. ODECOLA/N, Organisation pour la Défense des Droits Des Communautés Locales et Peuples Autochtones/Nationale, Kananga

  170. OGP - Observatoire Gouvernance et Paix,

  171. OLPA, Observatoire de la Presse en Afrique

  172. OPDH, Observatoire Paix et Droits de L'homme

  173. ORMES, Ordre des mérites, Kolwezi

  174. PADF, Programme D’appui au développement de la Femme,  Kikwit

  175. Parlons Sida, Kisangani

  176. PDH, Promotion de la Démocratie et Protection des Droits Humains, Nord Kivu

  177. PROMESTRA - Promotion de la Médecine sans transfusion

  178. PROPEAD, Nord Kivu

  179. Qualitatis, Kinshasa

  180. RAF, Réseau Action Femme, Kinshasa

  181. RASADHO, Rencontre d'Action pour les Droits Humains et la Sante

  182. RCPDH, a Réseau Congolais pour la Protection des Défenseurs des Droits Humains

  183. RDF/Base, Réveil et dynamique des femmes à la Base, Kinshasa

  184. RECAAL, Réseau Congolais d'Actions sur les Armes Légères et le Petit Calibre

  185. RECIC/National, Réseau d’Education Civique au Congo, Kinshasa

  186. RENADHOC, Réseau National des ONG des Droits Humains au Congo, Kinshasa

  187. REPRODHOC/Nord Kivu, Réseau Provincial des ONGs de Droits de l'Homme, Goma

  188. RJF, Réseau des journalistes formateurs, Kinshasa

  189. RODHECIC, Réseau d’Organisation des Droit Humains et d’Education Civique d’Inspiration Chrétienne, Kinshasa (77 ONG)

  190. RODHECIP, Réseau d'Organisations des Droits Humains, d'Education Civique et de Paix

  191. RTDK, Radio Télé du Kasaï, Mbuji- Mayi

  192. SAFI MANIEMA

  193. SAJ, Synergie pour l’Assistance Judiciaire aux Victimes de Violations des Droits Humains au Nord-Kivu

  194. SDDH, Solidarité pour la Défense des Droits Humains, Kisangani

  195. SDDM, Soutien et défense des droits Maniema

  196. Service for Peace, Matadi

  197. SFVS, Synergie des femmes pour les victimes des violences sexuelles

  198. SOFEPADI/Beni, Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral, Beni

  199. SOFEPADI/Nord Kivu, Solidarité Féminine pour la Paix et le Développement Intégral, Goma

  200. Solidarité scolaire de Kinshasa

  201. SOLIDEC-K, Solidarité des ONG pour  La Démocratie, l’Education Civique et les droits de l’homme au Kasaï Oriental, Mbuji-mayi

  202. SOPROP, Solidarité pour la Promotion sociale et la Paix

  203. SOVIP - Solidarité avec les victimes et pour la paix

  204. SOYAPRO Mbongwana,

  205. SYCKAS, Syndicat de Trésor du diamant du Kasaï, Mbuji-Mayi

  206. SYNECAT, Kinshasa

  207. Terre Notre Patrimoine

  208. TG, Trône de grâce, Eglise, Kinshasa

  209. TMC,  Technology Multi Connection development and human right non gouvernmental

  210. UAID, Union d'Actions pour les Initiatives de Développement

  211. UNAFED, Union des Associations des Femmes pour Le Développement

  212. UNAPADEC, Unité des Association pour le Développement du Congo, Bas-Congo

  213. Union des femmes Managers, Kinshasa

  214. Union des jeunes entrepreneurs, Kinshasa

  215. UWAKI/NK, Umoja Wa Vikundi Vya Wanawake Wa Kulima Wa Kivu Ya Kaskazini, Bukavu

  216. VGCD, Vision Globale et Commune du Développement, Goma

  217. VGL, Vision Grands Lacs

  218. Voix des opprimés

  219. VSV, Voix des Sans Voix pour les Droits Humains, Kinshasa

  220. YAI, Youth Association International RDC, Kinshasa

  221. YF, Youth Forum,  Kinshasa

Amnesty International
Publié le 03/08/2009 09:48 dans Action urgente - Ajouter un commentaire

République démocratique du Congo. Un éminent défenseur des droits humains arrêté en RDC. Golden Misabiko



 


AU 208/09, AFR 62/013/2009, RDC 30 juillet 2009


 



ACTION URGENTE


Un ÉMINENT DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS ARRÊTÉ EN RDC


Un défenseur des droits humains de premier plan est incarcéré pour des raisons d'opinion dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC) depuis le 24 juillet. Son organisation a publié récemment un rapport évoquant la complicité de l'État dans l'exploitation illégale d'une mine d'uranium, et il doit répondre d'accusations motivées par des considérations politiques.


Golden Misabiko, président de l'Association africaine de défense des droits de l'homme dans la province du Katanga (ASADHO/Katanga), a été arrêté le 24 juillet par les services de renseignement à Lubumbashi, la capitale provinciale. Il est actuellement incarcéré dans les locaux du parquet, il dort dehors sur un carton parce que la cellule est surpeuplée et crasseuse.


Le 29 juillet, la Haute Cour de Lubumbashi a ordonné qu'il soit maintenu en détention pendant quinze jours aux fins de l'enquête et d'un éventuel procès pour « atteinte à la sûreté de l'État »et « diffamation ». Le tribunal a rejeté la requête de ses avocats demandant sa libération sous caution. Les autorités judiciaires du Katanga ont, semble-t-il, subi des pressions politiques les incitant à le maintenir en détention.


Les charges retenues contre Golden Misabiko sont liées à un rapport publié le 12 juillet par l'ASADHO/Katanga au sujet de la mine d'uranium de Shinkolobwe. Selon ce rapport, des responsables civils et militaires se sont rendus complices de l'exploitation illégale de la mine de Shinkolobwe après que le gouvernement a fermé celle-ci en janvier 2004 pour des raisons ayant trait à la sûreté de l'État et à la sécurité publique. Il indique également que les autorités de la RDC n'ont pas fait le nécessaire afin de sécuriser la mine. Par ailleurs, il critique le manque de transparence à propos d'un accord passé le 26 mars entre le gouvernement et l'entreprise française AREVA, spécialisée dans l'énergie nucléaire, qui accorde à celle-ci le droit de prospecter et d'extraire de l'uranium en RDC.


Le 28 juillet, des défenseurs des droits humains du Katanga ont organisé une manifestation pacifique devant le palais de justice de Lubumbashi afin de protester contre la détention de Golden Misabiko.


DANS LES APPELS QUE VOUS FEREZ PARVENIR LE PLUS VITE POSSIBLE AUX DESTINATAIRES MENTIONNÉS CI-APRÈS (en français ou dans votre propre langue) :




  • demandez la libération immédiate et sans condition de Golden Misabiko car il s'agit d'un prisonnier d'opinion, détenu uniquement en raison de ses activités légitimes en faveur des droits humains ;






  • priez le gouvernement de prendre de toute urgence les mesures nécessaires pour améliorer ses conditions de détention.




 


ENVOYEZ VOS APPELS AVANT LE 10 SEPTEMBRE 2009 À :


 


 


Président de la République :


Son Excellence Joseph Kabila


Président de la République


Palais de la Nation


Avenue de Lemera


Kinshasa-Gombe


République démocratique du Congo


Courriel : presipp@yahoo.fr


Formule d'appel : Son Excellence Monsieur le Président,


 


 


Ministre de la Justice :


Luzolo Bambi Lessa


Ministère de la Justice


228 Avenue de Lemera


BP 3137


Kinshasa-Gombe


République Démocratique du Congo


Formule d'appel : Monsieur le Ministre,


 


 


 


Gouverneur du Katanga :


Moïse Katumbi Chapwe


 


Merci de laisser un message


sur le site Internet officiel du gouverneur :


www.katanga.cd/misc/contact.php


Formule d'appel : Monsieur le Gouverneur,


 


 


 



Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de la RDC dans votre pays. Vérifiez auprès de votre section s'il faut encore intervenir après la date indiquée ci-dessus. Merci.


 


 


ACTION URGENTE


UN ÉMINENT DÉFENSEUR DES DROITS HUMAINS ARRÊTÉ EN RDC


INFORMATIONS GÉNÉRALES


La Haute Cour de Lubumbashi a ordonné le maintien en détention de Golden Misabiko le 29 juillet au motif que les charges retenues contre lui étaient, aux yeux du tribunal, « extrêmement graves ». Aucune explication supplémentaire n'a été donnée. Un représentant local des autorités judiciaires avait précédemment décrit l'affaire de Golden Misabiko comme « un dossier vide ». Lambert Mende, porte-parole officiel du gouvernement et ministre de la Communication et des Médias a estimé, quant à lui, que le rapport de l'ASADHO regorgeait d'« inepties criminelles ».


Le 21 juillet, juste avant l'arrestation de Golden Misabiko, une délégation du Conseil de sécurité provincial, composée de hauts responsables civils et militaires de la province, accompagnés de journalistes, s'est rendue à Shinkolobwe, prétendument pour enquêter sur les allégations contenues dans le rapport de l'ASADHO/Katanga. L'association a décliné l'invitation à prendre part à la visite, estimant qu'il ne s'agissait pas d'une enquête sérieuse et indépendante.


Le placement en détention de Golden Misabiko a coïncidé avec une attaque directe lancée le 28 juillet par Lambert Mende contre les organisations non gouvernementales (ONG) internationales spécialisées dans les droits humains et l'environnement, et avec une interruption des programmes de Radio France Internationale (RFI) en RDC le 26 juillet. Lambert Mende a accusé ces organisations de tenter d'ébranler le gouvernement.


Shinkolobwe, située à environ 150 kilomètres de la capitale provinciale, Lubumbashi, est la source de l'uranium utilisé dans les bombes atomiques larguées sur le Japon en 1945.


 


AU 208/09, AFR 62/013/2009, 30 juillet 2009


 


 


Lettre de Human Rights Watch à Adolphe Muzito
Publié le 03/08/2009 09:05 dans Lettre - Ajouter un commentaire


RD Congo : Lettre au premier ministre au sujet des attaques publiques contre les organisations de défense des droits humains









Son Excellence Adolphe Muzito
Premier Ministre
République démocratique du Congo


Votre Excellence,


Je vous écris aujourd'hui pour louer le gouvernement de la République démocratique du Congo quant à l'action positive entreprise récemment afin de traduire en justice les auteurs de violences sexuelles, mais aussi pour exprimer notre profonde préoccupation au sujet des récentes attaques portées contre les médias et des organisations de défense des droits humains, dont Human Rights Watch. Ces attaques compromettent les progrès réalisés par le gouvernement congolais en matière de respect pour les droits humains.


Human Rights Watch se félicite de la relation honnête et constructive que nous entretenons avec le gouvernement congolais. A l'instar de nombreuses organisations locales et internationales de défense des droits humains, votre gouvernement exprime depuis de nombreuses années sa préoccupation quant au recours largement répandu à la violence sexuelle à l'encontre des femmes et des filles tant par des groupes armés que par des soldats de l'armée congolaise. Comme vous le savez, Human Rights Watch a exprimé au début du mois de juillet sa préoccupation quant au peu de progrès réalisés en matière de poursuites judiciaires pour viol engagées contre des officiers supérieurs, malgré l'augmentation du nombre de procès pour viol intentés contre des soldats de grade inférieur.


Nous saluons donc la déclaration faite le 4 juillet par le gouvernement soulignant sa « tolérance zéro » pour les violations des droits humains, notamment le viol, commises par des soldats du gouvernement. Nous sommes également heureux de savoir que le gouvernement s'est engagé à traduire en justice les officiers supérieurs qui permettent que leurs troupes commettent pareilles exactions. Nous avons appris récemment que deux officiers à Rutshuru, au Nord Kivu, ont été reconnus coupables de viol par un tribunal militaire le 27 juillet. Nous espérons que d'autres enquêtes et procès d'officiers supérieurs impliqués dans des crimes graves suivront. Mettre fin à la culture d'impunité pour les atteintes aux droits humains, notamment les crimes de violence sexuelle, est essentiel à l'avancée de l'Etat de droit au Congo. Nous félicitons votre gouvernement pour les progrès qu'il réalise à cet égard.


Ces progrès, néanmoins, sont affaiblis par les attaques publiques contre les organisations de défense des droits humains et les médias, dont le rôle est de révéler ces violations. Lors d'une conférence de presse le 28 juillet à Kinshasa, le ministre de la Communication et des médias, Lambert Mende, a fait des déclarations sans fondement et non corroborées contre Human Rights Watch, d'autres organisations internationales de défense des droits humains et Radio France International. Le ministre a qualifié Human Rights Watch ainsi que d'autres organisations internationales de « terroristes humanitaires » qui « répètent des mensonges », visant à la « déstabilisation » du pays, à la « démoralisation » de l'armée gouvernementale et à la « balkanisation » du Congo. Le ministre Mende a soutenu que les rapports de Human Rights Watch portant sur les atteintes aux droits humains étaient rédigés pour des motifs « politiques et financiers ». Ces allégations sont à la fois injustes et fausses.


Human Rights Watch œuvre au Congo depuis plus de 15 ans pour joindre ses forces à celles du peuple congolais, afin de promouvoir la justice et le respect des droits humains. Pendant ce temps, nous avons régulièrement révélé les atteintes aux droits humains commises par tous les groupes dans le pays, qu'il s'agisse d'armées étrangères, de groupes rebelles, de milices locales ou de forces de sécurité gouvernementales. Notre but est de nous tenir aux côtés des victimes et des activistes congolais pour protéger les personnes contre des actions illégales en temps de guerre, pour soutenir les libertés fondamentales et pour traduire en justice les coupables.


Au-delà du Congo, Human Rights Watch fait partie des principales organisations indépendantes qui se consacrent à la défense et à la protection des droits humains. Nos enquêtes sont rigoureuses et objectives, et elles ont pour but de donner la parole aux personnes dont les droits ont été violés. Nous nous employons à faire en sorte que les coupables soient tenus pour responsables de leurs crimes. Depuis plus de 30 ans, nous œuvrons dans plus de 80 pays du monde, notamment dans des zones de troubles récents comme l'Afghanistan, la Birmanie, l'Irak, le Soudan, le Sri Lanka et bien d'autres, afin de révéler les violations des droits humains et d'encourager le changement.


La responsabilité de soutenir les droits humains incombe aux gouvernements. Nous mettons donc au défi les gouvernements, tels que le vôtre au Congo, de respecter le droit humanitaire et les droits humains internationaux, et de mettre fin aux exactions. Pour cela nous recourons à diverses tactiques, notamment les révélations publiques, le plaidoyer et la construction de partenariats avec d'autres qui poursuivent aussi le changement. Les gouvernements peuvent ne pas aimer voir les exactions révélées, mais critiquer sans fondement les activistes et les journalistes qui documentent ces exactions est la marque d'un gouvernement répressif, et non d'un gouvernement essayant d'établir un Etat qui respecte les droits humains.


Le ton de la conférence de presse donnée par le ministre de la Communication et des médias a contrasté de façon flagrante avec la discussion fructueuse de Human Rights Watch avec le Président Joseph Kabila le 2 juillet à Goma, et d'autres échanges récents avec des ministres du gouvernement. Dans ces dernières discussions, nous avons été frappés par l'engagement personnel de hauts fonctionnaires à apporter le changement et à mettre un terme à la culture d'impunité au Congo. Dénoncer des organisations de défense des droits humains qui documentent des exactions de façon indépendante, museler des organes de presse tels que Radio France Internationale, et arrêter de façon arbitraire des militants des droits humains comme Golden Misabiko de l'ASADHO au Katanga, tout cela indique que l'engagement personnel du Président Kabila envers la justice est entravé plutôt qu'adopté par le gouvernement. C'est fort regrettable.


Nous vous exhortons à faire intégralement appliquer les lois nationales et internationales qui garantissent la liberté d'expression, la liberté de la presse et la protection des défenseurs des droits humains. Les élections seules ne suffisent pas à apporter la démocratie. Les acteurs congolais et internationaux doivent travailler ensemble à l'établissement d'un système judiciaire indépendant, d'un parlement dynamique et d'une presse libre afin d'améliorer la situation des droits humains, de garantir que le gouvernement est redevable de ses actions, et de s'assurer que la société civile bénéficie d'un espace politique ouvert. Human Rights Watch est engagé à aider aussi bien le gouvernement que le peuple congolais à atteindre ces objectifs importants. Nous souhaitons vivement une relation productive avec vous dans ces efforts, et nous vous demandons de maintenir votre respect pour le travail des organisations de défense des droits humains, comme Human Rights Watch, et pour les idéaux des droits humains auxquels nous adhérons.


Nous vous prions d'agréer, Votre Excellence, l'expression de notre profond respect.


Anneke Van Woudenberg
Chercheuse senior


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